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Jérôme Useni Ramazani, un jeune congolais qui a pris part, comme de nombreuses autres personnes, au programme de formation de Bellomar learning. Il apprécie cette initiative tout en affichant ses ambitions personnelles.

Qui est Jérôme Useni Ramazani ?

Je suis Useni Ramazani Jérôme, originaire de la République démocratique du Congo ; j’habite la ville de Bukavu dans la province du Sud-Kivu, à l’Est du pays. Je suis Licencié en sociologie de l’Université officielle de Bukavu ; j’ai reçu aussi une formation en saponification chez Bellomar. Je suis actuellement directeur de production d’une jeune société du nom de TGS (Tai Global Solutions) dont le Siège sociale est à Bukavu. Elle œuvre dans différents domaines de production des biens et services dont le savon liquide, les hands wash, désinfectant, etc.

Comment avez-vous connu le programme Bellomar  et pourquoi l’avoir intégré?

Nous avons connu Martial Oden Bella et Bellormar à travers leurs réalisations postées sur les réseaux sociaux, notamment facebook. Nous avons toujours rêvé de produire un savon de qualité à fin de répondre au besoin des consommateurs qui sont souvent obligés de recourir aux produits importés pour obtenir la qualité voulue. C’est ce qui a motivé notre adhésion au programme Bellomar en 2018. Bellomar répond à notre  rêve qui était pendant longtemps incommensurable.

Qu’avez-vous  concrètement appris durant votre formation ?

Nous avons appris à fabriquer du savon de qualité notamment: le détergent et savon liquide multi-usages, le savon de mains ” hands-wash”. Notre formation nous également permis d’apprendre  la fabrication des différents savons durs et le reconditionnement des déchets plastiques en produits utilisables.  Je tiens à préciser qu’avant notre formation nous savions faire du savon liquide multi-usages mais de moindre qualité.

Quelle appréciation pouvez-vous faire après cette formation ?

Nous trouvons que c’est un programme très ambitieux. Il peut sortir plusieurs jeunes de l’attentisme des solutions en provenance de l’État et combattre la pauvreté extrême due au chômage. Depuis que nous nous sommes inscrits à ce programme,  nous avons pour ambition  d’être notre propre patron en fabricant des produits de bonne qualité qu’on ne pouvait jadis obtenir que suite à l’importation. Je dis merci au formateur qui ne ménage aucun effort pour sortir la jeunesse africaine du bourbier.

En parlant d’entrepreneuriat, sur quel projet travaillez-vous actuellement ?

Actuellement, nous travaillons sur le projet “Legacy” qui englobe tous nos produits concernant la propreté.  Pour être précis, nous produisons des détergents liquides et savons multi-usages, les hands-wash et savons de vaisselle. Ils sont tous disponibles sur le marché et se vendent plutôt bien : environ 40 litres par jour, avoisinant 65 dollars de chiffre d’affaire journalier.

J’imagine que vous avez des difficultés à l’instar de toute PME ?

Bien-sûr. Il y a quelques jours nous avions des difficultés à écouler 10 litres suite aux préjugés et stéréotypes des consommateurs qui ont une confiance aveugle dans les produits importés. Il y a également des taxes en surnombre qui risquent d’asphyxier nos activités mais aussi, la rareté des matières premières et emballages que nous commandons à plusieurs centaines de km du lieu de production. Pour finir, nous avons des difficultés à obtenir le financement de différents projets, ce qui explique notre marche au rythme de tortue.

Comment faites-vous au quotidien pour surmonter ces obstacles ?

Pour pallier à certaines de ces  difficultés, nous avons mis en place une équipe qui fait le porte à porte ainsi que la publicité sur les réseaux sociaux. Le but étant de sensibiliser à la consommation des produits locaux de bonne qualité. Cette stratégie nous a permis d’accroître sensiblement nos ventes et de faire face à une demande de plus en plus croissante.

Y a-t-il des projets en cours pour faire grandir votre entreprise ?

Nous comptons, dans un avenir proche, lancer sur le marché une autre gamme de produits de qualité tels que l’eau de javel, le désinfectant, le shampoing, le nettoyant pour vitres, le produit pour lavage de cuves. Ce n’est pas tout.

À long terme, nous comptons migrer de l’artisanal à l’industriel afin de réduire le coût de production, répondre à la demande croissante en qualité et en quantité ainsi que faire face à la concurrence des produits importés.

Propos recueillis par Christian Happi et Martial Oden Bella

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