Cours , formations,accompagnement et assistante technique à distance en savon,détergent,shampooing,eau de javel...

19 juillet 2016

Pointe noire - Le tout premiers bénéficiaire de notre programme de formation et d'accompagnement en savons et détergent

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" Ah les mots me manquent ce qui est sure est que je rentre avec un plus que je n'avais pas " c'est en ces mots que bertrand de nationalité congolaise nous a quitte apres pres de dix jours de formation dans notre centre sis a akwa dans la ville de Douala au courant du mois de juin 2016. Nous lui souhaitons beaucoup de courage dans la mise en oeuvre de la marque de produits en cours.

Vous souhaitez aussi bénéficier de notre programme alors contacter nous à : groupebellomar@yahoo.fr et au +237675697032

Martial Gervais ODEN BELLA

Consultan - Formateur

26 avril 2016

Benin- La nécessité d'une culture de l'entrepreneuriat dans la fabrication des produits de premières nécessités

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Encore enfant ils sont initié à la commercialisation des produits de premières nécessités importés par les parents ou acquis auprès des grossistes de la place. Ce qui a long terme favorise la culture de l'importation et de la commercialisation sur le plan local des produits étrangers. Pourquoi ne pas orienter la tendance vers une production et commercialisations des produits sur le plan local? Nous sommes prêt à accompagner ce changement sur le plan technique ... ‪#‎savonetdetergent‬

 

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18 avril 2016

Programme savon et détergent : Un satisfecit venant de la faculté des sciences de l'université de Douala

Des remerciements sont toujours une preuve de satisfaction ...

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L'une de nos missions est de contribuer à la formation des étudiants des filieres chimies, ingenierie agroalimentaires, biochimie et autre en vue de leurs donner plus d'opportunités d'insertions socio professionelle dans le domaine des savons et détergents à la fin de leurs études.

Vous voulez faire bénéficier de notre savoir faire à votre université, faculté ou autre? alors contacter par mail à groupebellomar@yahoo.fr ou aux +237696319473 et +237675697032

 

25 février 2016

TCHAD- Un nouveau bénéficiaire de notre programme savon et détergent

Tchadien d'origine, salarié et désireux de se mettre à son propre compte, la distance qui sépare le Tchad et le Cameroun n'a pas été un frein à son dessein de recevoir une formation de qualité dans le domaine des savons et détergent. Lui c'est GOUARA et c'est avec une grande satisfaction qu'il retourne dans son pays...

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Plus d'infos:+2376936319473 /+237675697032  E-mail: groupebellomar@yahoo.fr

Martial Gervais ODEN BELLA

Consultant-Formateur

18 janvier 2016

TINKISSO ANTENNA EN GUINEE CONAKRY: Un modèle entrepreneuriale social jeune dans le domaine de l'eau de javel

 

le secteur de l'assainissement de l'eau à usage domestique en guinée Conakry à connu au courant de ses dernières années, une innovation, une marque de solution chlorée "CLORE'C" de production locales sous l'initiative de TINKISSO ANTENNA, une entreprise sociale de jeune très dynamique,dotées d'une grande humilité, un désir de donner le meilleurs de soi pour la bonne cause, celle d'une guinée sans maladies des eaux sales et sans Ebola. sans doute la raison pour laquelle elle a été reconnu comme le premiers acteurs de la lutte contre EBOLA de part une reconnaissance du ministère de la santé.

L'expérience d'accompagnement de cette entreprise qui a fait confiance en mon savoir faire , reste l'une des meilleurs que j'ai eu en Afrique de l'ouest car très collaborative et surtout instructive. Tous mes encouragements la dynamique équipe et mes félicitations pour le travail accompli.

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Tinkisso antena

 

Martial Gervais ODEN BELLA

Consultant - Formateur

groupebellomar@yahoo.fr

 

11 janvier 2016

ONE SOAP: La marque du GROUPE ZOROME qui gagne du terrain au Burkina Faso


Après deux ans de mise en oeuvre le projet savonnerie du GROUPE ZOROME du nom de son promoteur et bénéficiaire de notre programme de formation et de conseil aux techniques améliorée de fabrication des savons et détergents realisé un résultat journaliers de plus de 500 cartons par jours et une demande de plus en plus croissante...

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one soapburkina

 

 

Vous souhaitez vous faire accompagnez dans votre projet de savonnerie, alors contacter nous au

+237696319473 et +23767569732 E-mail: groupebellomar@yahoo.fr

Martial Gervais ODEN BELLA

Consultant - Formateur

 

09 octobre 2015

savonnerie artisanale : Une procédure de contrôle qualité désormais éxistante

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Source: LVDP N° 290- Juillet – Août 2015

«  Nous avons mis en place une procédure de contrôle qualité »

Martial Gervais Oden Bella, consultant et expert en saponification.

Quelles différences y a-t-il entre le savon fabriqué de façon semi artisanal, et le savon fabriqué de façon moderne ?

La différence entre le savon fabriqué de façon semi-artisanale et le savon moderne ou industriel se situe  d’abord dans l’apparence, les savons artisanaux n’ont pas toujours une bonne finition, contrairement aux savons de fabrication industrielle. Les savons industriels sont plus stables aux intempéries car leurs procédés de fabrication qui est le procédé par ébullition ou procédé marseillais permet d’éliminer toutes les impuretés durant le processus de production et d’avoir un savon pur. Les savons  artisanaux eux, ne sont pas toujours résistants aux intempéries à cause du non-respect des bonnes pratiques par de nombreux producteurs. Le savon industriel est plus dur au toucher que le savon artisanal, le séchage et l’affinage étant plus optimal sur le plan industriel que sur le plan artisanal.

Quel est l’avantage pour un consommateur d’acheter un savon fabriqué artisanalement au lieu d’un savon produit industriellement ?

Il faut déjà dire que les deux savons ont les mêmes propriétés (moussant, nettoyant, détachant ...) ce qui suppose que le principal avantage est d’abord social. Quand je parle de social, je parle de soutenir des producteurs qui eux, n’ont pas de moyens, et dont la survie de leurs familles ne dépend que de cette activité génératrice de revenus.

Pourquoi doit-on utiliser la soude, qui est un produit chimique ? n’y a-t-il pas des produits moins nocifs pour le remplacer ?

La soude caustique a une origine naturelle car étant produite à partir du sel de mer sur le plan industriel à travers une technique qu’on appelle l’électrolyse. Et par définition, le savon étant un sel de sodium ou de potassium d’acide gras, ça suppose qu’on a toujours besoin soit de la soude caustique pour le cas de la fabrication des savons durs soit de la potasse caustique, pour la fabrication des savons liquides. Et de plus, lorsqu’on respecte de bonnes pratiques de production à la lettre, on ne ressent ^pas que ce produit est nocif.

Fabriquer et vendre des savons, c’est une opportunité pour qui ? pour celui qui réside en ville ou au village ? Pourquoi ?

Pour celui qui réside au village, car le milieu rural est majoritairement constitué à plus deb 70%, de la population Camerounaise, et la majeur partie des entreprises desservent plus en milieu urbain qu’en milieu rural.

Y a-t-il une réglementation à observer en la matière ? Si oui qui contrôle ?

Il n’existe aucune règlementation en la matière au Cameroun, et encore moins en Afrique en général. Les seules règlementations qui existent sont européennes, américaine et asiatique. Et nous on s’inspire de la règlementation européenne, pour mettre en place des procédures de contrôle qualité et des documents de bonnes pratiques de production.

Comment vérifiez-vous la qualité ou l’efficacité de vos produits ?

Pour vérifier la qualité et l’efficacité de nos produits, nous avons mis en place une procédure de contrôle qualité qui va de la réception des matières premières au produit fini et s’appuie sur du matériel très simple comme des thermomètres industriels, densimètre, et pH-mètre sur le plan, interne et sur le plan externe, nous faisons recours aux laboratoires comme le Centre Pasteur et le Laboratoire d’Expertise Médicale.

Comment devient t-on fabricant de savons et détergents ? ou se forme t-on ? Et à quelle durée ?  

Pour devenir  fabricant de savions et détergents, vous pouvez faire recours à une structure comme le Centre Professionnel de Recherche et de Formation pour l’Entreprenariat Technologique du GIC BELLOMAR, qui forme dans le domaine des savons et détergents dans son site sis à, la descente de l’Eglise du centenaire à Akwa, ancien CFAO, porte 112 pour une durée de 10 jours de formation théorique et pratique et trois mois d’accompagnement au développement du projet et sur le plan international depuis les années 2005 à travers le programme de formation et de conseil à distance aux techniques de fabrication des savons et détergents qui dure un mois de cours et trois mois d’accompagnement pour la définition et le développement du projet. Car les programmes scolaires et universitaires n’intègrent pas des cours de techniques améliorées de fabrication des savons et détergents.

Quelles sont les difficultés »s rencontrées dans la fabrication ou dans la commercialisation ?

La première difficulté est, pour le cas des savons de toilette et des détergents, que  ce soit en poudre ou en liquide, la prolifération des produits importés qui inondent les marchés camerounais des savons et détergents0. La seconde est l’absence d’une règlementation en la matière, qui amènent certains producteurs à faire du n’importe quoi.

Puis, viennent les problèmes de financement que rencontrent la plupart des promoteurs du secteur, et enfin, nous avons le coût des intrants, très souvent élevé.

Peut-on vivre de cette activité ? Si oui, à quelles conditions et avec quel budget ?

Oui, on peut vivre de cette activité avec un investissement minimum de 2 millions de Francs CFA, si on a une bonne politique de partenariat et commercial, et si on respecte les bonnes pratiques de fabrication qui permettent d’avoir des produits de bonne qualité.

Où achetez- vous les moules et les emballages, comment faites-vous pour personnaliser vos produits ?

On peut obtenir des moules en bois auprès des menuisiers, et des moules en acier auprès des chaudronniers ou des entreprises de conception métallique. Pour les emballages en carton et en plastique, il existe des entreprises qui en produisent à Douala par exemple. Pour personnaliser les produits, on fait recours à des infographes.

Comment se fait l’approvisionnement en matières premières ?

L’approvisionnement en matière première grasse, c’est-à-dire des huiles et des beurres se fait dans des marchés, et ^pour ce qui est des matières premières chimiques, on en trouve dans des quincailleries spécialisées dans la vente des produits chimiques.

Propos recueillis par Irénée Modeste Bidima.

Source: LVDP N° 290- Juillet – Août 2015

 

 

Besoin d'une formation ou de conseils dans le domaine des savons et détergents, Merci de contacter Mr Martial Gervais ODEN BELLA au +237675697032 et groupebellomar@yahoo.fr

 
Vous trouverez le formulaire d'inscription à la formation aux techniques améliorée de production des savons et détergents en allant sur le lien suivant :

http://goo.gl/forms/DIUlX2fZEj

 

 

 

04 août 2015

CIRFET:Un centre qui forme dans le domaine de la saponification

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En 9 ans d’existence, la structure a initié plus de 500 Camerounais à la fabrication des savons, détergents, eau de javel...

Alors que les jeunes camerounais éprouvent des difficultés à trouver un emploi, le Centre international de recherche et de formation pour l'entrepreneuriat technologique (Cirfet) se propose de les former dans les domaines de la savonnerie, la détergence, la valorisation des déchets et la fabrication des produits d'entretien corporel. L’apprentissage dure en moyenne 10 jours et coûte 500 Euros. Il permet aux candidats de s’initier aux techniques de fabrication des savons et détergents, l'eau de javel, la collecte et la commercialisation des déchets plastiques. Egalement au programme, la production du charbon écologique, la production des pavés en plastique, des huiles essentielles et des produits d'entretiens corporels. Les cours, d’une durée quotidienne de 8h, sont dispensés dans une salle de 10 places ainsi que dans une unité de production expérimentale.

En plus des cours reçus, l’élève bénéficie, sans frais supplémentaires, de trois mois d'accompagnement inclus à la mise en œuvre de son projet. Les formations sont ouvertes à tout niveau d'étude car « nous avons une approche pédagogique orienté vers les compétences et qui s'appui sur andragogie », soutient Martial Gervais Oden Bella, promoteur de la structure. Selon lui, les cours sont donnés par des professionnels expérimentés du domaine de la chimie industrielle, de la cosmétologie et de la valorisation des déchets.

Le Cirfet existe depuis 2006 comme projet expérimental sous l'initiative du GIC Bellomar, un groupe crée par un collectif de jeunes étudiants et professionnel pour une meilleure insertion socio professionnel des diplômés au Cameroun. Ainsi, en 9 ans d’existence, le centre a déjà formé plus de 500 personnes au Cameroun. Des chiffres auxquels s’ajoutent les 18 étrangers, soit 7 gabonais, 4 congolais, 5 tchadiens et 2 français initiés dans la fabrication des savons et des détergents.

En tous les cas, Martial Gervais Oden Bella rêve de faire de son école une référence en Afrique et développer le projet de formation à distance en cours. Des ambitions qui ne peuvent prospérer que si la structure obtient un agrément auprès du ministère de l'Emploi et de la formation professionnelle(Minefop).D’ailleurs, « la procédure de demande d'agrément est en cours », rassure le patron. Le Cirfet est logé au sein du GIC Bellomar sis à la descente de l'église du centenaire à Akwa.

Christian Happi

plus d'infos au +237675697032 et groupebellomar@yahoo.fr personne contact: Mr Martial Gervais ODEN BELLA

Vous trouverez le formulaire d'inscription à la formation aux techniques améliorée de production des savons et détergents en allant sur le lien suivant :

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11 mai 2015

cours theorique sur la fabrication du savon en vidéo

 

 

Vous trouverez le formulaire d'inscription à la formation aux techniques améliorée de production des savons et détergents en allant sur le lien suivant sur le lien:

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16 avril 2015

Cameroun : Enquete sur la filière savon de toilette

Au Cameroun, le secteur de la fabrication des savons de toilette a du mal à attirer les investisseurs. Les quelques promoteurs qui existent dans ce milieu, restent peu connus du grand public. Du coup, leurs productions sont plombées par les savons de toilette d’origine étrangères, qui, restent prisés par les consommateurs. Mais, pourquoi ce secteur de la fabrication des savons de toilette « made in Cameroun » a encore du mal à décoller ? Le secteur est-il suffisamment encadré pour attirer les investisseurs ? Tentative de réponse dans cette enquête de Ghislaine Deudjui.
 

Les savons de toilette de marque étrangères pullulent les étals au Cameroun

Saponification : Les savons de toilette made in Cameroun, ne moussent pas assez
Les produits cosmétiques de marques étrangères prolifèrent dans les espaces marchands au Cameroun. Pourtant, les marques locales existent.
Difficile de trouver dans les espaces marchands notamment parfumeries, supermarchés, échoppes etc. des savons de toilettes made in Cameroun. Pourtant ces produits sont aussi fabriqués au Cameroun. Anette T., est une consommatrice friande de savons de toilette locaux faits à base de plantes naturelles.  Dans l’une des parfumeries du quartier Ndogbong à Douala, Anette T. parcours  inlassablement le rayon des savonnettes, sans succès. Désolée de ne pas trouver le savon qu’elle recherche, elle se renseigne auprès des vendeuses, pour en savoir plus. « Nous ne vendons pas les savons de toilette locaux  ici, la plupart des savons exposés sur nos comptoirs sont importés », lance la vendeuse avec désolation et l’air surpris par la requête de la cliente.
En outre, cette parfumerie n’est d’ailleurs pas la seule à ne proposer à ses clients que des produits cosmétiques fabriqués à l’étranger.  A quelques kilomètres de celle-ci, se trouve une autre parfumerie. Ici,  se sont uniquement les marques étrangères qui recouvrent les rayons.  Le constat est le même dans les grandes surfaces marchandes, notamment supermarché. C’est le cas au supermarché « Mon ami » au quartier Akwa. Dans le rayon réservé aux savonnettes et laits de toilette, une panoplie de produits cosmétiques de marques étrangères attire la clientèle. A l’instar du savon Sivoderm, Bio-clair,  savon Chat, Dentol etc.
Idem au supermarché Mahima, où les savons cosmétiques écoulés proviennent en majorité d’Europe, d’Asie et de l’Afrique de l’Ouest. Le marché Mboppi de Douala, qui accueillent un grand nombre de produits venus de l’extérieur est  la preuve formelle du phénomène de  prolifération des savonnettes  de marques étrangères  sur le marché local.  «  La plupart des vendeurs proposent à leurs clients des savons qui viennent d’ailleurs, sauf les savons de ménages », affirme Alain Noah, gérant d’une parfumerie au marché Mboppi à Douala.  A en croire ce dernier, les savons de toilette made in Cameroun sont moins visibles  sur les étals. «  Mais des fois, il y a des vendeurs ambulants qui proposent des savonnettes à base d’argile verte et d’aloe vera, qui semblent avoir été fait ici, vue l’emballage », ajoute-t-il.
Les savons de toilettes de marques locales sont moins visibles sur nos étals certes. Mais quelqu’un d’entres eux sont exposés dans certaines surfaces marchandes. C’est le cas notamment du savon Medibène. Présenté par ses pairs comme un savon médicinal artisanal, pour lutter contre les infections cutanées, boutons et tâches. Ce savon est vendu au supermarché Kdo à Bonapriso. De plus, il n’est d’ailleurs pas le seul savon proposé par les promoteurs à la clientèle camerounaise. Une multitude de savon proposé par les laboratoires phytorica, fait aussi sensation, il s’agit notamment  du savon Mediclair, Armiel etc. qui sont des marques camerounaises et fait à base de plantes naturelles. Mais, elles ne restent pas très connues du grand public.

 
Difficultés :Le manque de financement fait ombrage aux producteurs locaux
La main d’œuvre n’est pas qualifiée et les équipements restent couteux pour booster ce secteur encore mal structuré.
L’accès au financement est un véritable chemin de croix pour les fabricants de  savons de toilette au Cameroun. Cette situation « freine l’activité des producteurs et leur fait ombrage », affirme Jean aimé Wokhui, promoteur d’une marque de savon camerounais. Depuis plusieurs années, ce fabriquant de savonnettes  semble préoccuper par  l’acquisition des financements pour produire en grande quantité. «  Elle est primordiale et nous empêche réellement de promouvoir notre art », indique t-il. Un manque de financement, qui trouverait son origine dans la réticence des institutions bancaires à octroyer du crédit aux promoteurs de ce secteur plus ou moins embryonnaire. «  Ce n’est guère facile de s’aventurer dans ce domaine quand on manque de moyen financier. Surtout que  les banques préfèrent financer les projets qui rapportent  rapidement, notamment le commerce », fait savoir  Mme Kenfack, une productrice de savons.
Hormis l’accès au financement, l’acquisition de la matière première préoccupe.  Au Cameroun, les producteurs utilisent plusieurs ingrédients dits naturels pour la fabrication des savons de toilette. Il s’agit entre autres de l’argile verte, de la graine de karité, du cacao, de l’huile d’argan, de l’aloe vera, du miel etc. Des matières premières, dont le niveau de production n’est pas assez important pour satisfaire la demande des fabricants locaux de savons de toilette, qui s’essayent de produire en grande quantité. Du coup, « Les producteurs de ces matières premières sont obligés de récolter en grande quantité et gérer les stocks pour toute l’année avant d’attendre la prochaine saison. Mais, ce qui est stocké ne suffit pas toujours », indique un producteur de beure de Karité.  
Plusieurs autres facteurs, empiètent sur le développement de ce secteur de fabrication de savons de toilette locaux.  Il s’agit entre autres de l’absence des mesures de renforcement des différents sous métiers liés à la production des savons de toilette. Notamment l’agronomie, agro-industrie, commercialisation des produits chimiques, commercialisation des instruments de mesures, de contrôle qualité et des équipements de protection etc. Consultant et formateur international en saponification,  Martial Bella Oden, relève en outre que ce secteur souffre d’un manque criard de main d’œuvre suffisamment qualifié. « Au Cameroun l’on fait face à l’inexistence des programmes de formation dans des universités et grandes écoles ayant des filières chimie ou agro-industrie, des centres professionnels de formation et des programmes de vulgarisation des bonnes pratiques de production par des experts locaux », analyse-t-il.
Le manque d’organisation et de structuration des acteurs du secteur, contribuent aussi à freiner les investisseurs dans ce secteur encore embryonnaire. Pareil que le coût élevé des équipements. L’on apprend qu’au Cameroun pour acquérir une boudineuse (machine à affiner la pâte de savon Ndlr), il faut débourser au moins 10 millions de FCFA. Soit deux à trois fois plus que, le capital social et même le chiffre d’affaires des petites et moyennes entreprises qui se sont déjà lancées dans le secteur.
Autant d’obstacles, qui ne permettent même pas à ces PME de satisfaire la demande locale en savon de toilette « made in Cameroon ». Au début de l’année 2015, la société Biocharis a produit près de 3500 savons de toilette Doulos. Une quantité qui a été vite épongée en l’espace de trois mois, « pourtant la demande des clients n’a pas cessée », confient les responsables de Biocharis, qui, ambitionne de produire près de 5000 savonnettes par semaine. Mais, cette production « va dépendre du financement. Car, de l’argent, nous pouvons faire de la publicité audio-visuelle, pour communiquer encore plus sur nos produits et améliorer le packaging », affirme Jean Aimé Wokhui.

 

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Consommation : Les Camerounais obnubilés par les savonnettes étrangères
Les marques locales restent boudées, et le secteur commence à être sous l’emprise de fabricants de mauvais produits, faute d’un système de contrôle national.
Au rayon parfumerie d’un supermarché de la place à Douala samedi 11 avril 2014, une dizaine de femmes agglutinées à cet endroit, se procure des savonnettes de marques différentes notamment, Dove, Nivea, Sivoderm. Toutes issues de l’étranger. Reine Biyiha, l’une des clientes de cet espace marchand est une fervente utilisatrice des produits de beauté de marque « Nivea ». «  Je n’utilise que ca, c’est reconnu par les spécialistes comme étant un bon  produit pour la peau », fait savoir la jeune femme de 40 ans.  Elle, comme plusieurs autres clientes ignore l’existence des savons de toilettes de marques camerounaises.
Certains consommateurs restent même surpris de savoir qu’au Cameroun, l’on fabrique des savons de toilette localement.  Nicole T., étudiante en master dans une école  supérieure de gestion, utilise depuis plusieurs années des savons de toilette qui viennent de l’étranger. «  Je ne savais pas qu’on en fabriquait dans notre pays », lance cette étudiante, étonnée. Pourtant, il existe environ une  vingtaine de savonnettes made in Cameroun, fait à base de plantes naturelles. Dont, nombres de Camerounais ignorent l’existence. Il s’agit entre autres du savon Argila, Kari, Adjap, du savon Kora fait respectivement à base d’argile verte et blanche,  de miel et de beure de karité.  «  Mais, un grand nombre de camerounais ne connaissent pas et continue d’utiliser les produits occidentaux, sans même se soucier de la santé de leur peau », indique Jean Aimé Wokhui, fabricant de savon naturel. Selon les producteurs des savons de toilette locaux, se sont généralement les occidentaux qui sont friands de ces savons fabriqués localement. «  Ils achètent en grande quantité, ils ont connaissance de la valeur du produit. Les camerounais achètent la plupart du temps par simple curiosité », affirme l’un des responsables de la pharmacie santé et nature à Bonapriso.
En outre, les consommateurs de ces savons locaux, se plaignent plutôt de leur cherté.  « Ils sont chers et peuvent valoir entre 1000 et 3000FCFA le morceau de 120 à 125g, pourtant vous pouvez avoir un  savon étranger de 230g à 900 FCFA », indique une consommatrice. Selon Mme Thamy, l’une des responsables de la boutique Naturalia au quartier Akwa à Douala, «  c’est la qualité qui importe, surtout qu’ils sont fait à base de plantes naturelles et huiles essentielles et sont adaptés pour tout type de peau », affirme cette dernière. En plus, expliquent les fabricants des savons de toilette locaux, la cherté de leurs produits, est consécutive à la cherté du coût de la matière première ; très rare.
Toutefois, certains consommateurs  des savons de toilette « made in cameroon », estiment que bon nombre de ces savons sont souvent de mauvaise qualité.  « Parfois après usage des savons locaux, la peau se froisse et devient  blanchâtre, ce sont de pareilles conséquences qui nous incitent aussi à acheter les savons de marques étrangères », défend Alice Emoo, ménagère.  Sur ce, nombre de producteurs reconnaissent la faible culture des études de faisabilité de la plupart des acteurs du secteur. « Ils sont nombreux qui travaillent avec légèreté, et mettent de mauvais produit sur le marché. D’où ce type de remarque après usage. Pour éviter ces dérives, les autorités devraient définir et mettre en place un système de contrôle des savons de toilette produits localement », indique Martial Gervais Oden Bella, expert en saponification.
 
 

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 Martial Gervais Oden Bella
« Il faut un laboratoire national de contrôle des produits cosmétiques »
Le consultant formateur international en saponification propose des voies pour développer le secteur de la fabrication des savons de toilette au Cameroun.  
Selon vous qu’est-ce qui peut expliquer qu’aujourd’hui les entrepreneurs locaux ont encore du mal à s’intéresser au secteur de la fabrication des savons de toilette ?
A mon avis, c’est une question de culture collective entrepreneuriale. On entreprend plus dans un secteur parce qu’on a vu un tiers réussir dans ce secteur ou alors que le produit fait partie des produits de grande consommation. Les entrepreneurs se penchent plus vers les domaines du savon de lessive et des savons d’hôtels, qui selon eux sont des savons à fort potentiel de marché. Un autre fait est aussi que la majeure partie des entrepreneurs sont des hommes qui ne se penchent pas trop vers des produits de beauté ou d’hygiène corporelle contrairement aux femmes. En dehors bien sûr des spécialistes de la cosmétique, de la chimie industrielle ou de la pharmacologie. Enfin, il y a aussi des habitudes de consommation plus tournées vers des produits importés. Les consommateurs rechignent sur les savons de toilette fabriqués localement, car ils sont très exigeants sur le plan de la qualité et de l’aspect apparent des produits.  Raison pour laquelle leurs préférences sont toujours orientées vers les produits importés.  Un bon savon de toilette doit obéir aux critères de qualité suivant : Absence de bulles d’airs, bon pouvoir nettoyant, et adoucissant, présence de mousse lors de l’usage et Ph compris entre 9 et 10 et il doit avoir un conditionnement assez attrayant.  
Effectivement,  les consommateurs se plaignent de la mauvaise qualité de certains de ces savons de toilette, n’y a-t-il pas un contrôle sur ces produits mis sur le marché ?
Il n’a pas un système de contrôle national de ces savons de toilette fabriqués localement. Donc, pas de réglementation en vigueur. Même ce système est mis en place, cela doit être réalisé conjointement entre les ministères en charge de l’industrie, de la santé, des PME, du Commerce... De toute façon pour que ce secteur ne soit pas à la longue confisqué par des brebis galeuses, qui mettent sur le marché des produits dangereux pour la peau, il faut un laboratoire national de contrôle des produits cosmétiques et d'hygiène corporel. Pour le moment on a juste le laboratoire national d'expertise médicale (Lanacome), qui ne s’occupe en principe que de tout ce qui est médicale.  Le secteur de la fabrication des savons de toilette, est florissant pour les investisseurs mais il faut minutieusement l’organiser et l’encadrer.
Qu’est ce qu’il faut faire  pour inciter les producteurs locaux à fabriquer ce genre de savons ?
Il faut entreprendre un grand nombre d’action, notamment l’information sur les possibilités d’entrepreneuriat dans ce domaine, la vulgarisation des bonnes pratiques de production auprès des personnes qui s’essaient déjà dans ce secteur de savon de toilette et éprouve encore de nombreuses difficultés sur le plan technique. Le livre savon et détergent de la collection pro agro (Co édité par ISF Cameroun et le CTA) est un pas en avant dans ce domaine. Il faut également renforcer les différents sous-métiers, liés à la production des savons de toilette. Une exonération de la taxe sur la valeur ajoutée sur les savons de toilette fabriqués localement, pourrait encourager les investisseurs dans ce secteur. Concernant les matières premières naturelles de base, il faudrait  faciliter l’accès à travers le renforcement des différentes filières oléagineuses conventionnelles et non conventionnelles pouvant être saponifiées. Tout de même, cela passe par la formation des techniciens spécialisés dans la production de ce type de savons qui pourront servir de main d’œuvre qualifié dans des unités de production. Néanmoins, il faut encourager les entrepreneurs à toujours réaliser des études de faisabilité de leurs projets en vue de définir le type de savon de toilette qui sera le mieux adapté à son marché et qui pourrait permettre un retour sur investissement rapide. Aussi, promouvoir le made in Cameroun à travers la limitation par des entrepreneurs locaux de l’importation de ce type de savon au profit de la distribution des savons de toilette locaux répondant aux standards ou normes internationaux.

 Propos recueillis par Ghislaine Deudjui

 

Pour des besoins d'information et d'accompagnement dans le domaine des savons et détergents , merci de nous contacter au +237696319473 et groupebellomar@yahoo.fr

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